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Le Programme Jeunesse et Stabilisation (PROJES) financé par le Fonds Fiduciaire d’Urgence de l’Union européenne pour l’Afrique et mis en œuvre par la GIZ a démarré le 01 septembre 2018, pour une durée de 36 mois dans les Régions de Mopti et Ségou. Il est conçu comme un programme de stabilisation humaine, dans une zone d’intervention soumise à de fortes pressions multidimensionnelles, dont sécuritaire.

Ses objectifs et sa méthodologie d’intervention sont à inscrire dans le continuum Urgence-Stabilisation-Développement, en phase avec l’approche LRRD de l’Union Européenne

Il propose ainsi des modes opératoires d’intervention plaçant les acteurs locaux et leurs besoins au cœur de l’intervention selon une approche bottom-up, approche qui permet également de renforcer l’acceptation du Programme par les parties prenantes locales. Le Programme fixe ainsi une méthodologie, des objectifs et des résultats à atteindre mais laisse en grande partie la définition du contenu des activités émerger des phases d’identification et de concertation.

La gestion du Programme est conçue pour être souple, avec le principe d’une mise en œuvre en régie directe des activités permettant une vitesse d’exécution optimale, tout en confiant à des opérateurs spécialisés la mise en œuvre d’activités nécessitant une expertise spécifique, d’une part, et en associant et responsabilisant les autorités déconcentrées et les collectivités locales à tous les stades du cycle de projet, d’autre part.

 

Le PROJES cible la jeunesse, filles et garçons, comme bénéficiaire privilégié. 

 

                                   Questions clés et notre approche

Le programme s’articule sur des concepts clés qui guident son exécution tout au long du cycle de projet :

  • Agir sur un nexus d’intervention à travers une approche intégrée dans une région soumise à des urgences humanitaires (déplacement de populations, déscolarisation, forte baisse du niveau de vie, dégradation de l’accès aux services de base), de stabilisation (besoin d’un retour des représentants de l’État, légitimation de la puissance publique, prévention et régulation des conflits, lutte contre l’extrémisme violent) et de développement (renforcer l’accès et la gestion des services socio-économiques, promouvoir l’éducation, la formation et l’emploi, dynamiser l’économie locale).

  • Se positionner sur le continuum Sécurité et Développement, en bonne coordination avec le PSRIC et le PARSEC.    A travers une compréhension fine des dynamiques locales à l’œuvre, être en capacité de ne pas conditionner les activités en appui à la stabilisation et au développement. Et ce par un retour préalable de la sécurité ou de la puissance publique, dans des zones où les représentants de l’Etat sont en partie responsables du rejet dont l’Etat est victime.

  • Privilégier ainsi les approches s’appuyant sur les acteurs de la décentralisation, les dynamiques locales et la mobilisation communautaire, afin de permettre au Programme de disposer d’une analyse spécifique de chaque terroir d’intervention, outils de suivi-évaluation et capitalisation mais également d’aide à la décision, ainsi que de « gagner » la confiance des parties prenantes locales.

  • Œuvrer en faveur d’une relégitimation des acteurs publics au sein des territoires, par des modes d’intervention favorisant la mixité, la concertation, et le dialogue local partout où cela est possible. Permettre au service de l’Etat de valoriser leurs prérogatives et expertise en faveur du développement socio-économique et de la gouvernance des territoires.

  • Favoriser la cohésion sociale, l’information positive, la prévention et la réduction des conflits à travers une série d’activités intégrées au Programme et pérennes, en se basant sur les problématiques spécifiques des zones d’intervention: gestion des ressources naturelles, conflits intercommunautaires, absence partielle de l’Etat, prévention de l’extrémisme violent, retour des personnes déplacées.

  • S’inscrire dans une forte coordination avec les initiatives existantes sur la zone d’intervention et ce afin d’éviter une perte d’efficacité et un manque d’efficience: PSIRC et PARSEC, article 28 du traité européen, Alliance pour le Sahel, Commission de réhabilitation des zones post conflits (CRZPC), inter cluster humanitaire, en particulier.

 

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                                    Activités principales et résultats

La première composante d’activités se concentre sur le renforcement de la fonctionnalité et de l’accès de proximité des services socioéconomiques de base dans la zone d’intervention, à travers l’atteinte des 4 premiers résultats suivants :

  1. Les populations vulnérables de la zone intervention bénéficient de réalisations rapides répondant à des besoins sociaux urgents exprimés et non couverts par les financements en cours

  2. Les populations vulnérables disposent d’une offre de proximité accrue et d’un accès facilité aux services socio-économiques de base jugés prioritaires

  3. Les jeunes bénéficient d’une offre et d’un accès accru à une éducation plurielle ainsi qu’à de nouvelles opportunités de loisirs

  4. La cohésion sociale est améliorée sur base d’une gestion inclusive des ressources socio-économiques locales et d’un retour des populations déplacées

La seconde composante d’activités assure la promotion du développement économique local par la formation, l’insertion socio-professionnelle et la création d’opportunités économiques pour la jeunesse, à travers l’atteinte de 4 derniers résultats suivants:

  1. Les populations vulnérables bénéficient de financements rapides répondant à des besoins économiques urgents non couverts par les financements en cours

  2. Les jeunes disposent de sources de revenu monétaire à travers des travaux à haute intensité de main d’œuvre et des activités génératrices de revenus

  3. La formation, l’insertion socio-professionnelle et la promotion de l’entreprenariat local contribuent à réduire le chômage des jeunes adultes

  4. La cohésion sociale est améliorée à travers la valorisation d’initiatives d’information, de prévention et de régulation des conflits locaux impliquant les jeunes.